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La mort, la société, la vie
Une société qui laisse bien peu de place à la mort et donne bien peu de sens aux rituels d'adieu...
Notre société occidentale et matérialiste, vit la mort comme perturbatrice, tout devant rentrer rapidement ‘'dans l'ordre''. Les proches doivent dans un même temps faire face à la réalité de la perte de l'être cher, régler l'administratif, le quotidien, et prendre des décisions quant au corps. Se pose la question de la cérémonie d'adieu et de son sens. Accompagner un mort est une responsabilité pour ceux qui restent. Briser le silence, les secrets et libérer la parole, L'éloignement et l'éclatement des familles, les secrets familiaux, les jugements et croyances diverses, les circonstances de la mort, rendent ces situations encore plus difficiles à vivre.
Le poids du silence imposé à certaines personnes, par leur entourage [qui ne peut ou ne veut pas exprimer]; par la solitude, ou par des blocages; fait que la souffrance muselée pendant des années ressurgit à l'occasion d'un nouveau deuil. Cette souffrance peut ressurgir aussi dans des circonstances analogues : ruptures, chômage,... quand elle ne se manifeste pas sous forme de maladie ou de mal être chronique.
Se pose la question de comment parler de la mort et faire s'exprimer les enfants, les jeunes.
Reconnaître la perte, s'accepter souffrant, Le manque et l'absence de l'être cher se font sentir tout au long de mois et d'années. La souffrance, est psychologique, physique, spirituelle. Allant d'une peine sans nom à une tristesse et un chagrin qu'il est malaisé de dominer. Son expression est délicate dans notre société où seulement pleurer est synonyme de faiblesse donc disqualifie. Mais il est important pour soi et pour celui qui est parti de se respecter dans cette souffrance et de l'exprimer.
Le chemin de l'acceptation est semé d'obstacles les connaître aide à les dépasser, Chacun a son propre cheminement pour instaurer une nouvelle relation avec l'être parti. Si ces cheminements sont tous différents, il y a des ‘'passages'' propres à tous et les connaître est important pour savoir que nos ‘'haut et bas'' sont dans l'ordre des choses. Rechercher le réconfort, ne pas se juger,
Prendre son temps, s'organiser, parler, accepter l'aide et la présence des autres quand elle est positive, s'occuper de soi sont des enjeux de survie dans un premier temps et le chemin pour (ré)apprendre à dire, à vivre, ... à petits pas. Et renaître à soi et aux autres Le dépassement de la perte de l'être aimé fait surgir des relations d'une toute autre qualité et intensité, de soi à soi et de soi aux autres. La vie, les projets, les envies prennent une dimension nouvelle.
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